Terminale STMG grand oral

Problématique Grand oral STMG : transformer un thème en vraie question

Méthode pas à pas pour construire une problématique efficace au Grand oral STMG : tension, enjeu, exemples concrets et erreurs à éviter.

Le jour de l'épreuve, vous devez montrer que vous savez poser un vrai problème, pas simplement réciter un cours. Une bonne problématique transforme un thème général en une question précise, tendue, qui donne envie d'être discutée.

La méthode pas à pas

  1. Partez d'un thème large : par exemple "la fidélisation client" ou "le télétravail". Notez-le.

  2. Trouvez une tension : cherchez un conflit, un paradoxe, un dilemme. Exemples :

    • Fidéliser coûte cher, mais perdre un client coûte encore plus cher.
    • Le télétravail améliore la qualité de vie, mais peut nuire à la cohésion d'équipe.
  3. Formulez une question qui intègre cette tension : utilisez des structures comme :

    • "Dans quelle mesure... ?"
    • "Comment... tout en... ?"
    • "Pourquoi... malgré... ?"
    • "Le/la ... permet-il/elle vraiment de... ?"
  4. Ajoutez un enjeu concret : reliez votre question à un vrai problème d'entreprise ou de société. Par exemple : "... dans un contexte de concurrence accrue" ou "... face aux nouvelles réglementations".

  5. Vérifiez que votre question est nuancée : elle ne doit pas appeler une réponse par oui ou non, mais inviter à peser le pour et le contre.

Exemple appliqué

Thème : La responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Tension : Les entreprises veulent être éthiques, mais les actionnaires exigent du profit.

Question problématisée : "Dans quelle mesure une politique RSE peut-elle concilier performance économique et engagement éthique ?"

Enjeu : Cela concerne toutes les entreprises cotées, les consommateurs, et l'avenir de la planète.

Nuance : On ne répond pas par "oui" ou "non", mais on analyse les limites, les compromis, les réussites.

Erreurs à éviter

  1. Confondre thème et problématique : "La RSE" n'est pas une question. Il faut impérativement une interrogation.

  2. Question trop vague : "Qu'est-ce que la RSE ?" est une question de cours, pas une problématique. Il faut un angle précis.

  3. Question fermée : "La RSE est-elle bonne ?" appelle une réponse binaire. Reformulez pour ouvrir le débat.

  4. Oublier l'enjeu : sans enjeu, la question semble artificielle. Montrez pourquoi c'est important aujourd'hui.

  5. Sujet trop large : "Comment les entreprises peuvent-elles être responsables ?" est trop vaste. Réduisez à un secteur, une taille d'entreprise, un type de responsabilité.

Questions fréquentes

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